"Car il faut bien que les enfants, aussi peu respectueux qu'ils soient, passent leur vie à réparer les chagrins des pères. Les chagrins et les fautes."
À la manière d’une conférencière de l’intime, Carole Thibaut retraverse l’histoire des aciéries et de la sidérurgie lorraine, et notamment celle des luttes ouvrières des années 70 et 80, à travers les figures de ses père, grand-père et arrière-grand-père, de ses propres souvenirs d’enfance et de documents d’archives.
Comment les filles s’inscrivent dans une culture du travail fortement masculine, comme ici ces usines dont les femmes étaient souvent interdites d’entrée ? Quelles identités se fabriquent-elles à travers l’histoire des pères ? Carole Thibaut interroge ici nos héritages symboliques et nos constructions culturelles, dans un cheminement qui va de l’intime à l’universel, de la petite à la grande histoire. Ou comment être une fille au pays des pères.
Calendrier de tournée 2026-2027
Istres (CCAS – Scènes et Ciné)
16 novembre à 14h
Théâtre de Fos (Scènes et Ciné)
17 novembre à 14h et 20h
Istres (AFPA) (Scènes et Ciné)
12 janvier à 16h
Istres (Lycée latécoère) (Scènes et Ciné)
13 janvier à 15h
de et par Carole Thibaut
Production CDN de Montluçon
En tournée depuis sa création à la Scène nationale de Forbach, au Théâtre des Îlets – CDN de Montluçon, à la Maison des métallos, à La Fabrique de Théâtre (Belgique), au Théâtre du Rond-Point, dans les CDN de Caen, de Colmar, de Nancy, de Thionville, à la Réunion, au Théâtre de la Cité Internationale, à l’ATP de l’Aude, à Fès au Maroc, au Festival au Village de Brioux, au Théâtre de la Bastille… Et dans des lieux non équipés (lycées, centres sociaux, salles des fêtes, etc).
« Dans ce récit de la fin d’un monde où la sidérurgie assurait la fortune locale, la domination masculine niait aussi aux femmes une existence propre. Bouleversant. » Mediapart – Guillaume Lasserre
« Un récit qui dit l’amour partagé des humbles et des dirigeants pour leurs usines. Une tragédie du quotidien. » Le Figaro – Armelle Héliot
« Avec une humanité rare, l’artiste offre un second souffle à ce passé ouvrier. […] Crue, précise, radicale, Carole Thibaut n’en est pas moins subtile. […] Aujourd’hui, un terrain vague a remplacé les fourneaux de la ville. Ce seul-en-scène est comme la première pierre d’un nouvel édifice. » L’Œil d’Oliver – Mathis Grosos
« Carole Thibaut signe un bel acte politique. Par la qualité de son écriture, elle peut revendiquer aussi un acte poétique de haute tenue. » Les Trois Coups – Laura Plas
« Un travail documentaire, qui en donnant la parole à des voix souvent éclipsées – celles des femmes et des ouvriers – rappelle au passage la nécessité de connaître son histoire pour s’en émanciper » Novo – Caroline Châtelet