Création 2018

Création Tournée 2018 - 2023

La Petite Fille qui disait non


1h10 - dès 8 ans
Texte et mise en scène de Carole Thibaut

"Moi ce que j’aime avec Louise c’est qu’on peut se parler de tout. On se dit des choses importantes. Des choses de la vie et de la mort. Les autres adultes font toujours des manières, comme si ils détenaient tout un tas de secrets. Ils prennent des airs mystérieux et disent : « Tu comprendras plus tard ». Louise dit que ça n’existe pas, plus tard, qu’il ne faut pas croire qu’il y a un âge où on comprend tout soudain comme par magie."


Présentation

Sage et responsable, Marie est une petite fille à qui on peut faire confiance. Jeanne est une mère aimante mais avalée par son métier d’infirmière et par les difficultés de la vie quotidienne. Chaque semaine Marie va rendre visite à Louise, sa grand-mère, qui habite de l’autre côté de la Cité-Fauré. Chaque semaine Jeanne recommande bien à sa fille de prendre le chemin qui contourne la Cité-« Forêt ». Mais la mort de Louise va venir bouleverser la vie de Jeanne et Marie et pousser cette dernière à entrer dans la Cité comme on entre dans le vaste monde…

Explorant le délicat chemin de l’émancipation, La Petite Fille qui disait non est un conte d’aujourd’hui qui parle de deuil et de désobéissance, de comment on grandit quand on est enfant et aussi quand on est adulte… C’est un conte initiatique, une histoire d’amour et de transmission entre une petite fille, sa mère et sa grand-mère, un rite de passage entre trois générations de femmes. Et c’est une histoire de loup, de petite fille perdue dans la forêt du monde et de galettes à dévorer •


Distribution

texte et mise en scène Carole Thibaut
avec Yann Mercier, Marie Rousselle-Olivier en alternance avec Lisa Torres et Hélène Seretti
avec la participation à l’image de Valérie Schwarcz et Lou Ferrer-Thibaut
assistanat à la mise en scène Vanessa Amaral, Malvina Morisseau et Fanny Zeller (en alternance)
scénographie Camille Allain-Dulondel
création lumières Yoann Tivoli
création son Margaux Robin
création vidéo Vincent Boujon
costumes Elisabeth Dordevic
régie générale Pascal Gelmi et Jean-Jacques Mielczarek
construction Nicolas Nore et Jérôme Sautereau
régie son Pascal Gelmi
régie lumières Thierry Pilleul en alternance avec Guilhèm Barral
production théâtre des Îlets – centre dramatique national de Montluçon • coproduction Théâtre d’Ivry-Antoine- Vitez • en partenariat avec le GEIQ Théâtre


Extraits de presse

« Tout est parfait ici, le jeu et sa direction. Un tout public à partir de 8 ans qui vous fera voir la cigale de La
Fontaine comme vous ne l’aviez jamais imaginé. » Toute la Culture

« S’inspirant des formes populaires du Petit Chaperon rouge, Carole Thibaut met en scène un conte initiatique où l’enfant, à la frontière de l’adolescence, s’émancipe, où les protagonistes (trois générations de femmes) basculent dans l’imaginaire (matérialisé par un grand tulle qui sépare la scène en deux), où il est question de transmission et d’affirmation de soi » Télérama TTT

 » c’est drôle et sensible, jamais didactique ni ennuyeux.Tout aussi subtile, la mise en scène entremêle le réel et le rêve. Un judicieux support de projection d’images faisant vivre au second plan l’univers imaginaire et fantasmagorique de la petite fille, à la façon des expressionnistes. Peu à peu, le réel si bien cadré de Jeanne lui échappe, le carrelage de la cuisine se déforme et devient gigantesque, la neige recouvre tout.
La scénographie révèle ainsi efficacement les peurs maternelles, les fantômes bienveillants qui hantent
Jeanne et les rêves enfantins. Et bien sûr, de-ci de-là, quelques tâches attirent notre attention. Ce rouge qui nous éclabousse signifie joyeusement le sang qui coule dans nos veines. Il nous rappelle, surtout, que ce Petit Chaperon Rouge-là demeure plus que jamais vivant.  » Les trois coups

« C’est à la fois visuellement merveilleux, profondément concret et parfaitement lisible. Les images racontent subtilement ce que les mots ont la pudeur de taire, comme cette ombre de la mère qui soudain menace la petite fille un soir de désespoir ou encore cette poussière qui s’accumule sous le tapis, faisant trébucher certains personnages mais pas d’autres. Le drame parle tout autant à notre tête qu’à notre cœur avec ce métalangage enfoui du conte qu’il est si agréable de repratiquer. Carole Thibaut remet fermement Perrault et son avertissement de cours royal à sa place, avec une version bien plus pertinente du conte-type 333. Ici pas d’injonction à rester bien sage pour ne pas croiser le loup, mais un vrai conte initiatique, aussi riche dans le texte que dans ses interlignes, de ceux qui font grandir et changer de perspective. Mais « La Petite fille qui disait non » traite aussi du format conte en lui-même, cette discrète pédagogie intergénérationnelle, cette façon qu’ont les grandes histoires de naviguer à travers le temps, s’adaptant aux époques pour raconter avec la meilleure justesse ces belles leçons d’émancipation et qui nous rappelle que l’humanité est un seul corps poétique qui se déploie sur des milliers d’années. » IO gazette – Julien Avril

La Petite Fille qui disait non
La Petite Fille qui disait non
La Petite Fille qui disait non